• Accueil
  • Plan du site
  • Nous contacter
  • Rechercher
  • A-
  • A
  • A+
Saint-Vaast La Hougue

Vivre à Saint-Vaast/Développement durable

1/ Les espaces naturels classés de Saint-Vaast-la-Hougue :

Nous avons la chance sur notre commune d’avoir différents types d’espaces naturels classés dont certains de grandes ampleurs.

Nous avons 1 ENS celui de l'Anse du Cul de Loup.

Nous avons 3 ZNIEFF de type 1 (de superficie réduite, sont des espaces homogènes d’un point de vue écologique et qui abritent au moins une espèce et/ou un habitat rares ou menacés, d’intérêt aussi bien local que régional, national ou communautaire ; ou ce sont des espaces d'un grand intérêt fonctionnel pour le fonctionnement écologique local) : la ZNIEFF de l'Anse du Cul de Loup est intégrée dans le plan de gestion des espaces naturels sensibles humides. La participation de la municipalité à ce plan est d'autant plus significative qu'il est situé en entrée de ville depuis Quettehou qui est un axe de circulation et de pression foncière importante. Nous avons également les ZNIEFF de l'Estran de Tatihou/la Hougue et celle de l'île de Tatihou.

Nous avons également une ZNIEFF de type 2 (de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. Elles peuvent inclure des zones de type I et possèdent un rôle fonctionnel ainsi qu’une cohérence écologique et paysagère) : Tatihou Saint-Vaast-la-Hougue.

Nous avons aussi le Site d’Intérêt Communautaire de Tatihou /Saint Vaast-la-Hougue.

Nous avons une Zone Natura 2000 sur l'ensemble de l'espace marin de sa bordure littorale.

La commune possède aussi un Espace boisé classé dans le secteur de Durécu.

Nous avons une Zone marine protégée de la convention OSPAR (Atlantique Nord Est).

Nous avons également l'île de Tatihou dont les terrains ont été acquis par le Conservatoire du littoral.




2/ Politique de la Ville sur le Site de la Hougue au niveau du développement durable (Rucher / Écopâturage / Hôtels à insectes) :

Au printemps 2017, la municipalité a souhaité mettre en place une expérimentation sur le Site de la Hougue (Tour inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO) au niveau du développement durable. Trois pôles ont été retenus : création d’un rucher pédagogique, création d’un écopâturage et installation d’hôtel.

Création d’un rucher pédagogique :

Le Rucher pédagogique Vauban/La Hougue est géré par l'association Agir Pour le Val de Saire depuis juin 2017 à l'initiative de la commune. L'objectif du rucher est d'une part de préserver l'espèce de l'abeille noire, et sensibiliser la population et les touristes à l'importance de sauvegarder la biodiversité. Monsieur le Maire a souhaité au début de l'année 2017 qu'un rucher pédagogique soit créé. Pour des raisons pratiques, il a été demandé à l'association Agir Pour le Val de Saire de s'occuper de la gestion de ce rucher avec l'aide des employés communaux pour créer un passage dans le lierre vers les ruches qui se trouvent en pleine zone naturelle sur le site de la Hougue aux abords de la Tour UNESCO.
Le rucher a prduit sa première récolte cet été 2018 avec 11 kilos récoltés.

Si vous êtes intéressé pour participer à cette action merci de contacter Monsieur Yann LEPETIT au 06 27 87 66 85.


Création d’un écopâturage :

En juillet 2017, trois boucs nains ont été installés sur le site de la Hougue pour expérimentation et élus domicile dans un blockhaus. L’objectif de cette démarche est de débroussailler d’une façon naturelle les espaces verts de la commune. Nous espérons pouvoir y implanter prochainement deux chèvres des Fossées et deux moutons de Ouessant afin d’augmenter le désherbage naturel. La gestion du cheptel a été donnée à Agir Pour le Val de Saire.

Si vous êtes intéressé pour participer à cette action merci de contacter Monsieur Yann LEPETIT au 06 27 87 66 85.

Installation d’hôtel à insectes :

La commune a souhaité en 2017 installer des Hôtels à insecte à but pédagogique sur le site de la Hougue. Ce lieu UNESCO étant visité par de nombreuses personnes, la collectivité a pensé que c’était le lieu adéquat pour sensibiliser les habitants et touristes à la sauvegarde de la biodiversité. Deux hôtels à insectes ont été installés.

Si vous êtes intéressé pour participer à cette action merci de contacter Monsieur Yann LEPETIT au 06 27 87 66 85.



3/ Rucher Vauban/la Hougue, vie de l’Abeille, Produits de la ruche et sauvegarde des pollinisateurs :

Chaque jour, la biodiversité subit des bouleversements dus à nos activités humaines : destruction des espaces naturels, utilisation intempestive de produits phytosanitaires, urbanisation massive, comblement des mares, élimination des haies... avec comme conséquence la diminution inquiétante des espèces, même les plus communes qui, jusqu’à peu, se maintenaient. Le respect des grands équilibres écologiques reste indispensable à toute forme de vie. Son rôle est vital pour la planète, notre alimentation, notre santé mais aussi notre économie.
De plus en plus fort, la biodiversité perd sa vitalité. On estime que d’ici à 2030, une espèce sur cinq pourrait disparaître. Pour enrayer la destruction de cette biodiversité, il convient que l’ensemble des acteurs de la société s’engage dans la protection de la nature de proximité en modifiant les modes de fonctionnement et en sensibilisant le grand public.
Ce devoir à l’égard du vivant qui nous entoure s’inscrit désormais dans l’urgence. La Charte de l’environnement, adossée à la Constitution depuis 2005, le définit dans son article 6 comme « la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social ». Dans une perspective de développement durable, des mesures urgentes et scrupuleuses pour la sauvegarde de la biodiversité sont également nécessaires. L’activité d’une Ville comme Saint-Vaast-la-Hougue a un impact sur son environnement. En avoir conscience est un premier pas. Mais agir pour en limiter les conséquences est essentiel.

Notre commune dispose d'une Autorisation d'Occupation Temporaire (A.O.T.) sur ce site depuis le 5 mai 2008, renouvelée le 28 mars 2014. Ce nouvel espace, avec sa tour Vauban inscrite au patrimoine mondial de l’U.N.E.S.C.O. le 8 juillet 2008, est soumis à des règles strictes quant à son aménagement et à son développement futur. Aussi, fort de ce constat la commune a souhaité utiliser cet espace inoccupé afin d’expérimenter le développement, sous l’aspect du développement durable, ce haut lieu de Saint-Vaast-la-Hougue en préservant sa biodiversité et son caractère historique.
Elle a donc donné la possibilité à l’Association Agir Pour le Val de Saire de tester cette approche. La commune s’est engagée à garantir la préservation et le développement « vert », ainsi que durable du site sous trois aspects sans utiliser de produits phytosanitaires :

- Implantation d’un rucher
- Ecopâturage
- Installation de refuge de la biodiversité (hôtel à insectes)


Le Rucher et le Miel Vauban-La Hougue :

Deux ruches ont été installées en juillet 2017 sur le côté Est de la tour. Il s’agit de ruches Dadant plus adaptées à notre climat. Nous avons également privilégié l’abeille noire, race non modifiée génétiquement, afin de préserver la biodiversité locale. Après un an de travail auprès des ruches notre première récolte a produit 11 kilos de miel. Ce miel sera cette année exclusivement dédié à la découverte de ce produit par la population et les touristes.

Aussi, fort de cette première récolte, l’Association Agir Pour le Val de Saire a voulu valoriser ce produit avec la première Fête du Miel et de l’abeille.
Cette première fête permettra de faire goûter le miel du rucher gratuitement et sera l’occasion de faire découvrir la fabuleuse vie des abeilles et des pollinisateurs autour d’une petite exposition. Il sera également possible de découvrir des photos et vidéos prises sur le rucher.


Pourquoi le nom Miel Vauban/La Hougue ?

Les ruches sont implantées sur le site de la Hougue où la tour Vauban de la Hougue a été inscrite au patrimoine mondial de l’U.N.E.S.C.O. en 2008. Ainsi, afin de mettre en valeur ce patrimoine et mettre en avant le développement durable de ce site, nous avons décidé d’appeler ce Miel Vauban/La Hougue.


La vie d’une abeille

Si on se régale à chaque fois qu’on prend une cuillerée de miel, on n’a jamais pensé une seule fois au dur travail qu’ont fourni les abeilles pour que l’on puisse avoir ce trésor à table. On les néglige assez souvent et seuls les apiculteurs sont vraiment concernés par leur bien-être. Alors comment se passe la vie d’une abeille ?


--> De la naissance au butinage

Appartenant à la famille des hyménoptères, l’abeille vit dans les quatre coins du globe en dehors des zones de froid intense. On répertorie un bon nombre d’espèces d’abeilles mais les plus connues sont celles à miel. Qu’elles soient reines, ouvrières, faux bourdon, elles sont toutes issues d’un œuf que la reine dépose dans une alvéole. Pour devenir une abeille ouvrière, l’œuf fécondé femelle sera nourri par une bouillie de pollen et de miel. A partir du 4è jour, l’œuf devient une larve puis au bout de quelques jours la larve devient une nymphe puis une chrysalide et enfin une abeille au bout de 15 jours. Mais il existe d’autres œufs femelles qui sont déposés dans les cellules royales et qui sont nourris avec de la gelée royale.
 A l’éclosion, les abeilles seront des reines. C’est au sixième jour que se passe l’operculation, et la transformation est plus lente. Contrairement à la larve ouvrière, celle de la reine a besoin de 21 jours pour donner naissance à une reine qui mesure environ 18mm. Les œufs non fécondés qui sont des mâles restent dans une cellule normale et sont nourris par les larves ouvrières. On les distingue facilement car l’opercule est bombé et l’alvéole plus grosse que pour une ouvrière. La métamorphose est encore plus longue que pour la reine, elle se fait en 23 jours.



--> La vie en société de l’abeille de ruche

Tout comme les fourmis, les abeilles s’organisent aussi en colonies et une abeille ne peut avoir une existence isolée. Une colonie se compose d’une reine, de faux bourdons et de plusieurs ouvrières. Ces dernières sont les plus travailleuses de la colonie. Elles sont exclusivement femelles et elles sont très nombreuses, elles peuvent atteindre les 30.000 à 70.000 par ruche. Une abeille de ruche ouvrière effectue tous les travaux dans le nid durant sa vie qui dure en moyenne 45 jours. Les quatre premiers jours de sa vie, l’ouvrière s’occupe de l’entretien des alvéoles et de la ruche. A partir du 5è jour jusqu’au 11è, elle devient nourrice et nourri les larves de reines en gelée royale. Elle prend le rôle de magasinière entre le 11è et le 13è jour et devient cirière d u 14è au 17è jour. A partir du 18è jour au 21è, elle est sentinelle et protège la ruche de tout intrus et au-delà du 22è jour jusqu’à sa mort, elle devient une butineuse et va de fleur en fleur pour recueillir le pollen et nourrir la ruche. Les faux bourdons sont les seuls mâles de la colonie. Leur présence est tolérée puisqu’ils jouent le rôle de fécondeur. Ils vivent dans la ruche durant le printemps et l’été. Leur principale mission est de féconder la reine et les ouvrières s’occupent de les nourrir. La reine quant à elle est seule dans une colonie et il ne peut y en avoir d’autre. Elle est nourrie par les ouvrières avec de la gelée royale.



Zoom

ZoomImage

Les produits de la ruche



-->  Les produits collectés par les abeilles :

Pour fabriquer les nombreux produits de la ruche, la récolte des abeilles est diverse et la liste des intrants ramenés à la ruche est large :

• Du pollen : riche en protéines, il sert de nourriture aux larves. Plus les abeilles auront accès à une gamme de fleurs variée, plus le pollen sera riche et plus la ruche se développera rapidement. • Le nectar de fleurs : il est déposé dans les alvéoles et se transforme ensuite en miel. Le nectar est le don fait par les fleurs aux insectes pollinisateurs afin qu'ils s'intéressent à elles et transportent leur pollen sur d'autres fleurs.

• Le miellat : issu des insectes piqueurs de végétaux (pucerons...), le miellat est un liquide sucré qui est stocké dans la ruche comme le nectar et donnera un miel particulier. Certaines années, mais ce n'est pas toujours le cas, les pucerons présents sur les sapins produisent une grande quantité de miellat et permettent la fabrication du miel de sapin.

• De l'eau : elle est ramenée à la ruche par les abeilles pour fabriquer le miel et abreuver la colonie

• De la propolis : elle est fabriquée par les plantes, c'est une sorte de résine qui se trouve sur les bourgeons. Les abeilles vont la collecter et l'utiliser pour ses vertus antibiotiques.



-->  Les produits de la ruche commercialisés :

Les produits de la ruche collectés et distribués par les apiculteurs peuvent être classés selon leur niveau de transformation par les abeilles. Les produits bruts : Il s'agit de produits collectés puis stockés par les abeilles dans la ruche sans que ceux-ci soient transformés :

• La propolis : ses vertus antiseptiques sont utilisées depuis très longtemps par l'homme pour se soigner. Elle est collectée dans la ruche en grattant la périphérie de certains cadres où les abeilles la stockent. Utilisée propolis brute, en gomme à mâcher ou en sirop, elle soigne notamment les maux de gorge.

• Le pollen : grâce à des grilles à pollen placées à l'entrée de la ruche, l'apiculteur peut récupérer le pollen qui se détache des pattes des abeilles. Il peut alors être commercialisé frais ou séché. Véritable réserve de protéines, c'est un fortifiant naturel qui pourrait combler les besoins journaliers de l'homme en protéines aussi bien que la viande.


Les produits transformés dans les alvéoles :

Le miel est le principal produit de cette catégorie. C'est aussi le produit de la ruche le plus connu. Le miel est issu de la transformation du nectar déposé dans les alvéoles par les abeilles. Avec ses multiples couleurs son goût et ses bienfaits il est très apprécié depuis des siècles.

Les produits fabriqués par le corps des abeilles :

• La gelée royale : Contrairement à ce que beaucoup pensent, la gelée royale n'est pas un miel amélioré. Sa fabrication par les abeilles n'a d'ailleurs rien à voir avec celle du miel puisqu'elle est produite directement par des glandes spéciales présentes chez les abeilles nourrices. Bien entendu, pour pouvoir produire de la gelée royale en quantité, les abeilles doivent être bien nourries, et donc consommer du miel en qualité et en quantité.

• La cire : ce sont les glandes cirières des abeilles qui produisent la cire. Elle est émise sous forme de petites écailles, auxquelles l'abeille ajoute de la salive avant de malaxer le tout avec ses mandibules. La cire est un mélange complexe de composés organiques dans lequel plus de 300 constituants chimiques ont été identifiés. La cire est utilisée en bougie, dans des produits de protection des surfaces (meubles, maisons, chaussures) ou en cosmétique.

• Le venin : beaucoup moins connu que les autres produits de la ruche, le venin est étudié par les chercheurs en médecine pour son action remarquée sur les rhumatismes. Le venin des abeilles est aussi utilisé par l'industrie chimique.

Les produits de la ruche transformés par l'homme :

La liste des produits de la ruche transformés par l'homme en produits secondaires est si longue qu'il est difficile d'énumérer tous ces produits.

• L'hydromel : appelé chouchen en Bretagne, il est issu de la fermentation alcoolique d'un mélange d'eau et de miel. Consommé depuis la nuit des temps, il était considéré comme le vin des dieux. (A consommer avec modération).


Sauvegarde des pollinisateurs

Message de l’association Noé :

http://noe.org/sauvegarder/programme/s-o-s-pollinisateurs-sauvages/




Avant qu’il ne soit trop tard, agissons ensemble pour sauvegarder les pollinisateurs !

La communauté scientifique est unanime, une espèce d’abeille sauvage sur cinq est actuellement menacée de disparition !
Un collectif de 15.000 scientifiques a en outre récemment alerté sur un déclin massif de biodiversité: plus de 80% des insectes volants ont disparu en l’espace de 30 ans sur le territoire Européen !

Sachant que 90% des plantes sauvages et plus des trois quarts des cultures vivrières dans le monde, dont pratiquement tous les fruits et les légumes, dépendent des pollinisateurs sauvages, il est grand temps d’agir.

Les causes du déclin des insectes pollinisateurs sont multiples mais pour l’essentiel en lien avec les activités humaines : usage massif de pesticides, disparition de leurs habitats et des lieux de nidification (haies et bosquets notamment), raréfaction des plantes sauvages riches en nectar, introduction d’espèces exotiques, et pollutions diverses.

Mais si les pertes parmi les populations d’abeilles domestiques provoquent une mobilisation forte, traduisant un véritable capital sympathie envers cette espèce domestiquée par l’Homme depuis des millénaires pour sa production de miel, c’est bien la préservation de l’ensemble des espèces de pollinisateurs sauvages qui doit nous préoccuper. Car leur disparition est un enjeu écologique majeur.



4/ Lutte contre les pesticides :

La commune de Saint-Vaast-la-Hougue vous incite à ne plus utiliser de pesticides.

Pour plus de renseignement merci de contacter directement la mairie au 02 33 88 62 30, Merci.


Article de Notre Planète :https://www.notre-planete.info/actualites/4380-insecticide-neonicotinoide-surmortalite-abeilles



Une nouvelle étude menée en plein champ par l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) a confirmé les risques des désorientations mais aussi la diminution de l'espérance de vie des abeilles exposées aux insecticides néonicotinoïdes. Si les colonies ont été capables de s'adapter à cette surmortalité, ces résultats ajoutés à l'avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ont conduit le parlement français a interdire les néonicotinoïdes pour 2018.

Alors que les colonies d'abeilles souffrent toujours de surmortalité et qu'il devient de plus en plus difficile de trouver du miel français dans les rayons, des chercheurs de l'INRA ont voulu vérifier, sur le terrain, les conditions d'exposition des abeilles aux effets toxiques d'un insecticide controversé de la famille des néonicotinoïdes, le thiaméthoxam. Cet insecticide est fabriqué par Syngenta sous la marque Cruiser pour lutter contre les taupins, oscinies, pucerons, cicadelles, thrips et sitones en protection du maïs, du colza, des pois et des betteraves notamment par enrobage des semences.

Déjà, en 2012, une équipe de scientifiques français de l'INRA mettait en évidence, en grandeur nature que le taux de non-retours à la ruche des abeilles intoxiquées était deux à trois fois supérieur à la normale : "Ce taux serait suffisant pour déséquilibrer une colonie, voire même la conduire à l'effondrement".

Malgré ces constats inquiétants, cette gamme d'insecticide est toujours en grande partie autorisée et donc commercialisée. Une nouvelle étude apporte des éléments scientifiques qui confirment la nécessité d'une réévaluation du risque par les agences sanitaires.

Une étude de l'INRA montre que les colonies d'abeilles sont affectées par les néonicotinoïdes.

Les chercheurs de l'INRA ont équipé 7 000 abeilles de micropuces RFID permettant de surveiller leur entrée/sortie de la ruche. Les abeilles pouvaient butiner dans un territoire agricole de 200 km² comprenant quelques parcelles de colza dont les semences étaient traitées à l'insecticide de la famille des néonicotinoïdes, le thiaméthoxame.


Les résultats montrent que le risque de mortalité des abeilles augmente selon l'exposition des ruches. Ce gradient d'exposition est fonction à la fois de la taille des parcelles et de leur distance à la ruche. L'effet de l'exposition s'accroit progressivement au cours de l'avancement de la floraison du colza allant d'un risque moyen de mortalité de 5 à 22%.

Cependant, les chercheurs n'ont pas observé d'altération des performances des ruches exposées : les quantités de miel produites restent les mêmes. Ceci s'expliquerait par l'adaptation démographique de la colonie à la surmortalité : "les colonies étudiées ont conservé des effectifs d'ouvrières et de butineuses suffisants pour maintenir la dynamique de production du miel. Ainsi, un rééquilibrage entre la taille du couvain mâle et celui des ouvrières apparaitrait pendant la floraison et dans les semaines qui suivent." indique l'INRA.

De plus, les scientifiques ont découvert des traces d'imidaclopride, une autre substance néonicotinoïde pourtant restreinte au traitement des semences des cultures non butinées, dans la plupart des échantillons de nectar prélevé dans des fleurs de colza, ainsi que dans le nectar collecté par les abeilles butineuses. Si l'étude initiale visait à cibler les effets de la seule molécule de thiaméthoxame, cette "co-exposition complique davantage l'évaluation du risque en plein champ, car il n'a pas été possible de distinguer l'impact individuel de l'une ou l'autre molécule sur les abeilles." explique l'INRA.


Au final, "ces risques sont mesurables à large échelle spatiale et se traduisent sur les ruches par des effets biologiques retardés." conclut l'INRA.

Une nouvelle fois, les auteurs de l'étude insistent sur la nécessité de mieux évaluer les effets chroniques de faibles doses de pesticides ainsi que les "effets coktails" inattendus lorsque les différentes substances actives des pesticides se cumulent. Des risques qui "ne sont pas à ce jour pris en compte par les autorités sanitaires", ces mêmes agences qui sont chargées d'autoriser la mise sur le marché des pesticides...


Rappelons qu'en 2012, l'Agence sanitaire pour l'alimentation et l'environnement (ANSES) tenait compte dans son avis de l'effet "d'une dose sublétale de thiaméthoxam sur le retour à la ruche des abeilles butineuses" mais concluait "de poursuivre les expérimentations sur la base de la technologie RFID en faisant varier les niveaux d'exposition pour se rapprocher davantage des doses auxquelles les abeilles sont communément exposées, et en approfondissant les conséquences des effets observés individuellement sur la dynamique de la colonie d'abeilles." C'est fait !


Les néonicotinoïdes seront finalement interdits.


Mercredi 20 juillet 2016, l'Assemblée nationale a définitivement adopté le projet de loi « pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » qui comprend notamment l'interdiction des insecticides « tueurs d’abeilles » : "L'utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant une ou des substances actives de la famille des néonicotinoïdes et de semences traitées avec ces produits est interdite à compter du 1er septembre 2018." stipule la nouvelle loi. Bien sûr, "Des dérogations à l’interdiction (...) peuvent être accordées jusqu’au 1er juillet 2020 par arrêté". Il faudra donc encore attendre au maximum 4 ans pour que l'utilisation de ces pesticides cesse officiellement.


Cette décision est justifiée dans la loi "sur la base d’un bilan établi par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail qui compare les bénéfices et les risques liés aux usages des produits phytopharmaceutiques contenant des substances actives de la famille des néonicotinoïdes autorisés en France avec ceux liés aux usages de produits de substitution ou aux méthodes alternatives disponibles. Ce bilan porte sur les impacts sur l’environnement, notamment sur les pollinisateurs, sur la santé publique et sur l'activité agricole."

Avril 2018 : l'Union Européenne interdit 3 néonicotinoïdes


Le 27 avril 2018, les représentants des États membres ont approuvé une proposition de la Commission européenne visant à interdire l'utilisation en extérieur de trois substances actives néonicotinoïdes (imidaclopride, clothianidine et thiaméthoxame).


Cette bonne nouvelle ne s'applique toutefois pas aux serres permanentes et ne concerne pas tous les néonicotinoïdes. Certaines substances actives, considérées comme non problématiques, sont maintenues sur le marché comme thiacloprid et acetamiprid.





5/ Lutte contre le Frelon asiatique

Qu’est-ce qu’un frelon asiatique ?

Le frelon à pattes jaunes (Vespa velutina), également appelé frelon asiatique, est, comme tous les frelons, un hyménoptère de la famille des Vespidae. La variété que l’on rencontre en France est « nigrithorax », une espèce invasive. Naturellement acclimatée à un milieu tempéré à sub-tropical, cette variété a probablement été introduite en France vers 2004.

On la rencontre habituellement en Asie continentale, jusqu’au nord de l’Inde et dans les montagnes de Chine, zones géographiques où le climat est comparable à celui de la France, ce qui explique qu’aient été possibles son installation et la colonisation de nouveaux territoires en Europe.


Comment différencier un frelon asiatique d’un frelon « commun » ?

C’est assez simple. Le frelon asiatique mesure environ 3 cm, 3,5 cm pour les reines : il est donc plus petit que notre frelon européen « Vespa crabo ». Ce dernier se distingue également par son corps taché de roux, de noir et de jaune ; son abdomen est jaune rayé de noir.

Le frelon asiatique est reconnaissable à ses pattes jaunes, ses ailes sombres, son thorax noir, sa couleur sombre et son abdomen sombre cerné d’un anneau jaune-orangé marqué d’un triangle noir.

Le nid du frelon commun est moins volumineux que celui du frelon asiatique, toujours ouvert vers le bas (le trou d’entrée de celui du frelon asiatique se situe sur le côté), et est édifié dans un tronc creux ou sous un abri, parfois dans le sol, mais jamais en haut des grands arbres.


ZoomImage

Quels sont les risques ?

Les principaux problèmes posés par la prolifération de cette espèce sont son danger pour l’Homme et ses attaques répétées sur certains insectes volants, particulièrement les abeilles domestiquées :


- Pour l’Homme, il est important de noter que le frelon à pattes jaunes est beaucoup plus agressif que son cousin européen : si l’on s’approche d’un nid actif, volontairement ou sans soupçonner sa présence, il attaque. Son dard peut mesurer jusqu’à 6 mm de longueur, et est assez solide pour traverser des gants de jardinage. De plus, il pique volontiers plusieurs fois de suite ! La piqûre est très douloureuse et le venin est neurotoxique et cardiotoxique. En cas d’attaque, il est fortement conseillé de consulter un médecin ou pharmacien très rapidement, accompagné de préférence. En cas d’allergie, une piqûre mal placée (gorge, tête…) peut vite provoquer un œdème de Quincke, et engager le pronostic vital.


- Concernant les abeilles : pour nourrir ses larves, le frelon se place en vol stationnaire à l’entrée d’une ruche, attaque une abeille, la plaque au sol, l’abat avec un coup de mandibule derrière la tête, la démembre pour ne garder que le thorax dont il fait une boulette qu’il rapporte ensuite dans son nid. On déplore de plus en plus d’attaques de ce genre, et elles peuvent avoir des conséquences désastreuses : les abeilles sont en état de stress et ne sortent plus de leur ruche.

Quelles précautions prendre contre le frelon asiatique ?

Pour se prévaloir de ce risque, suivez ces conseils :


--> Avant de tailler une haie ou de tondre en bordure de massifs, tapotez le feuillage avec un balai à manche long

--> Jetez un œil régulièrement au-dessus de l’entrée de vos abris extérieurs, sans bruit ni vibrations.


--> Avant de monter et de vous déplacer sur un toit, assurez-vous qu’aucun frelon ne guette à l’entrée d’une aération ou d’une cavité sous une tuile


--> Avant de soulever un couvercle ou autre accessoire à l’extérieur (et même de remettre vos bottes si vous les avez laissées quelques semaines dans votre abri !), vérifiez s’il n’y a pas d’entrée / sortie de frelons (un petit trou leur suffit pour rentrer), et n’hésitez pas à secouer ou tapoter l’objet pour vous en assurer


Le frelon asiatique sur la commune de Saint-Vaast-la-Hougue

Le premier nid de frelon asiatique a été signalé et traité par le Réseau FREDON/FDGDON de Basse-Normandie, pour être officiellement confirmé par le MNHN (Muséem National d’Histoire Naturelle). Sa présence a été très discrète les premières années. Elle a été confirmée sur le Nord-Cotentin en 2013. Le premier nid référencé date de 2013 également. Le premier nid a été signalé sur notre commune en 2015 et le nombre de nid de frelon asiatique n'a cessé d'augmenter chaque année.


Nous avons depuis 2017 signé une convention et de participation au financement avec le FDGDON. A chaque signalement d'un habitant de la présence d'un nid de frelon asiatique une collaboratrice la mairie contact via internet le FDGDON qui envoie une entreprise sur les lieux. Une fois le nid de frelon asiatique traité, la facture de l'opération est envoyée et réglée par la collectivité. Ainsi, nous pouvons suivre depuis 2017 l'évolution de la situation et mettre en place des plans d'amélioration afin d'endiguer au mieux l'intrusion de ce nuisible.


Si vous voyez un nid, ne vous en approchez surtout pas et appeler directement la mairie au 02 33 88 62 30. Les frelons asiatiques peuvent être très agressifs et mortels si vous êtes allergiques !


6/ Les Sciences participatives au service de la biodiversité :

Les sciences participatives : qu’est-ce que c’est ?

Parfois appelées sciences citoyennes ou sciences collaboratives, les sciences participatives dans le domaine de la biodiversité regroupent principalement des "programmes de collecte d’informations impliquant une participation du public dans le cadre d’une démarche scientifique” (Collectif national des Sciences Participatives).

Apparues dans les pays anglo-saxons au début du XXème siècle, les sciences participatives sont arrivées en France en 1989 avec le premier observatoire coordonné par le MNHN, le Suivi Temporel des Oiseaux Communs (STOC). Depuis, plus de 200 projets ont vu le jour sur des centaines d’espèces, aussi bien à l’échelle nationale que locale.



Voici quelques portails pour identifier et inscrire vos observations :

Télébotanica : https://www.tela-botanica.org/

LPO Normandie : http://normandie.lpo.fr/php/groupe-locaux.php

Pl@ntnet : https://plantnet.org/ Noé : http://noe.org/

Les Herbonautes : http://lesherbonautes.mnhn.fr/

Katuvu Manche : https://www.manche.fr/katuvu/

Groupe Ornithologique Normand : http://www.gonm.org/